Il faut commencer quelque part
Étant donné
qu'on risque de mettre du temps à trouver un logement, nous avons
décidé de passer à un autre point de la liste pour nous installer
à Bristol ; trouver un job. Commençons par le CV, on rit quand
Krokmou dit que nous n'avons qu'une ligne à rajouter, et moi de
mettre une photo de ma tête dreadlockée, oui sauf que la ligne à
rajouter, tout comme les autres, doivent être en anglais maintenant 😄. Les modèles de CV sont les mêmes qu'en France, on a donc juste
un travail de traduction à faire et une fois fait, il reste à
trouver un endroit où les imprimer. Je pensais aller en
bibliothèque, mais on finit par tomber sur une boutique spécialisée
dans les impressions, et les prix de dingue, presque 9£ les 20 CV,
moi je trouve que ça pique un peu.
Comme d'habitude,
aller prospecter pour déposer mes CV me file un trac monstre,
surtout que là je dois m'exprimer en anglais ! Et tout ce trac
pour rien car mon anglais bien qu'imparfait est assez bien pour me
faire comprendre (c'est un bon début) et toutes les personnes qui me
reçoivent sont toutes plus gentilles et adorables les unes que les
autres avec malheureusement des réponses négatives mais sincèrement désolées.
Krokmou and Honest
Mon Lucky Luke de
la recherche d'emploi n'aura déposé que deux CV (dont deux essais
proposés) pour trouver ! Grill-chef au Honest burger, qui tient
son nom du fait que les patrons avaient été scandalisé, un jour,
d'avoir reçu une note de restaurant salée par une multitude
d’extras payants qui n'avaient pas été signalés au départ, d'où
l'envie d’honnêteté. On ne sait trop pour l'instant si c'est
innérant à l'Angleterre ou à Bristol ou simplement à Honest
burger mais dans ce restaurant c'est l'être humain avant l'employé,
pour eux c'est bien de bien travailler mais il faut vivre à côté,
dès le premier jour Krokmou revient avec deux burgers dont un vegan
pour moi, le chef nous donne son adresse pour nos démarches
administratives et autres courriers... Du jamais vu pour Krokmou qui
a quand même pas mal bourlingué côté resto et cerise sur le
gâteau, il est enfin dans un restaurant à la hauteur de ses
attentes niveau propreté. Ce n'est peut être pas une des cuisines
les plus intéressantes mais Krokmou s'y plaît beaucoup grâce aux
valeurs qu'ils ont et à l'équipe d'enfer qu'il côtoie.
De l'autre côté
du passe, l'Honest est tout aussi chouette. L'endroit est chaleureux
et sans prétention, dans une ambiance très cool accompagnée d'une
playlist rock, très éclectique, qui réveille la nostalgie en
chacun de nous dans la salle, ce qui peut amener à chanter à fond
du System Of A Down par exemple. Cette expérience je l'a dois au
chef qui invita Krokmou à venir lors de son repos pour profiter d'un
dîner offert pour lui et sa copine... J'adore... En arrivant il y a
un collègue de Krokmou qui est installé pour manger et nous
partagerons donc une table avec Miguel, un portugais en Angleterre
depuis 12 ans. Un garçon très sympa qui fera tout pour parler en
faisant en sorte que je ne me sente pas lésée, me demandant
régulièrement si c'est compréhensible pour moi. Trop chou.
Parlons un peu
gustatif quand même. On commence par les boissons, Krokmou
s'intéresse à une bière PMA (Pale Modern Ale) qui fera
beaucoup rire Miguel quand on lui expliquera la signification de PMA
pour nous en France, et nous de nous interroger sur la composition
de,la bière de ce fait... Moi je me tourne vers un Karma cola, une
boisson cola dont le goût s'approche des coca cola haribo mais qui
surtout a été crée par la fondation Karma Cola qui assure que les
bénéfices sont bien retournés aux personnes qui récoltent les
noix de Kola en Sierra Leone et, sans interférer dans leur
indépendance, les soutiennent dans des projets de développement et
d'éducation. L'Honest propose aussi en ce moment le Good Karma
burger, en collaboration avec la fondation, dont les bénéfices lui
seront reversés. Passons au burger, le petit groupe de français à
Bristol disent que c'est les meilleurs de la ville, je ne me suis pas
étendue sur le sujet étant végan, par contre je peux parler de mon
burger, le Plant,
lequel contient du « gouda » vegan, une mayo au chiplote,
des oignons rouges et un steack de soja bluffant. Au visuel on
croirait un steack haché saignant et au goût, peut être parce que
ça fait longtemps, j'ai eu un doute et ai demandé à Krokmou s'il
était bien sur que c'était le burger vegan 😃. Et tous les burgers sont
accompagnés de frites au sel de romarin, un délice ! Je vous
recommande d'essayer.
Allers-retours
Aujourd'hui ça fait trois semaines que Krokmou a commencé, il leur a apparemment sauvé la mise puisque ça faisait un moment qu'ils avaient besoin d'un nouveau cuisinier, il est arrivé pile avant leur point de rupture, et a réussi à gérer tout seul son poste au bout de deux jours (bah oui c'est le meilleur mon amoureux ^^), le chef l'appelle même le sauveur 😃.
Son travail se trouvant à 45 minutes à pieds, Krokmou a investi dans un vélo, et un cadenas de la mort, car apparemment les vols de vélo sont fréquent à Bristol. En effet, celui de mon amoureux nous a été enlevé au bout d'à peine une semaine... Retour aux trajets à pieds... La voiture ce n'est pas envisageable, que ce soit d'un point de vue écologique ou économique, les parkings en ville sont extrêmement chers et les autres endroits où on pourrait se garer requièrent un permit holder dont il faut faire la demande. Seulement, ce permis ne concerne que les places au lieu de résidence et ils sont spécifiques aux zones autorisées, soit restreint à son code postale qui divise la ville en de multiples aires...Il faut prévoir environ 100£ l'année. Et le bus, me demanderiez-vous, et bien il faut compter 2,50 £ par trajet... En conclusion, mon amoureux c'est un courageux ! Surtout que, moins rigolo, la pluie est arrivée...









































