lundi 9 septembre 2019

Live in Bristol chap.3

Aujourd'hui nous fêtons nos deux semaines dans notre lieu de vie, c'est donc le bon moment pour enfin vous en parler.
Pour poursuivre notre vie de campeurs, nous trouvons Ennywevers, qui s’avérera être notre première résidence à Bristol. Pour y arriver il faut s'éloigner un peu du centre, on croise des tas de tags plus beaux les uns que les autres et une maison qui donne l'impression d'avoir était faite par Gaudi.












Il y a des jardins communaux tout autour et on voit de grandes tôles, espérant secrètement que le camping n'est pas derrière, Krokmou rentre pour demander et revient avec une drôle de bouille ; il me dit de ne pas m'inquiéter que c'est pour une nuit, on a rien d'autre en attendant et que c'est particulier... En effet, en entrant, directement devant nous et sur la droite il y a une file de caravanes donnant des airs de bidonville. Sur notre gauche ce n'est pas beaucoup mieux malgré qu'il y ait un peu plus de couleurs, et le terrain accueillant les tentes est tout petit, nous mettant ainsi les uns sur les autres. 










Quand on regarde vite fait, la vue d'ensemble donne l'air d'un squat, mais quand on regarde de plus près chaque détails ,ce lieu ressemble à un repère de hippies, un glamping pour roots ^^... Il y a vraiment tout ce qu'il faut ; une cuisine extérieur avec frigo, gazinière, évier, toute une batterie de poêles et casseroles, ainsi que tout ce dont le camping à besoin en vaisselle. 






Le camping contient 3 salles de bains-toilettes dont une où l'eau est chauffée au panneaux solaires. 


Le must, qui nous avait manqué dans tous nos campings, c'est le conservatory, lieu fermé où tout le monde peut aller, d'ailleurs il y a plusieurs panneaux dans le camping nous invitant à ne pas hésiter à s'y rendre, surtout quand le temps est mauvais. The conservatory est composé d'une petite cuisine intérieure avec machine à laver et d'un grand salon avec tables, chaises, canapé, petite bibliothèque, et de quoi étendre son linge. Le lieu est également rempli de végétations, qui donne tout son charme, cachant des statues de pierre et le détail qui tue ; les vignes qui tapissent tout le plafond laissant pendre une multitude de grappes de raisin que l'on peut bien sur déguster à loisir. 









Les lieux ne sont pas super propres, mais c'est le seul point négatif qu'on trouvera à Ennywevers et après avoir nettoyé toute la cuisine extérieure tous les deux dès le deuxième jour, on se sent comme chez nous. On se dit qu'ici c'est en faite une immense colocation ; chacun ses produits dans les cuisines, chacun fait sa vie, mais on peut partager aussi, c'est ainsi qu'on se retrouve autour de cafés le matin, qu'on se voit proposer des pancakes au petit-déj et même des dîners, mais cela vient plus des résidents, qui sont en caravanes, les gens de passage seraient responsables, eux, de la vaisselle qui s'accumulent. Un matin je vais même trouver ça ;



Le gérant, Will, me paraît très bizarre, le premier jour, et son fort accent écossais, me faisant rien comprendre, n'aide pas. Mais il s'avère très gentil, il est adorable avec Lilo qu'il appelle « la petite », et au bout d'une semaine et demi il annonce à Krokmou qu'à partir de maintenant nous ne payeront plus les week-ends et quand je vais le remercier pour cela il me bise et me fait un câlin en me disant que c'est un plaisir. Nous venons donc de passer notre premier free week-end grâce à lui.
On se sent vraiment bien ici, on peut vraiment le qualifier de chez nous je pense. Et le fait que ce soit un camping, ça permet de rencontrer des tas de gens différents comme un jeune couple et leur petite fille vivant à Brigthon et nous laissant un mot à Will avec leurs coordonnées pour se revoir à Brighton ou Bristol, un couple franco-irlandais vivant à Glasgow et faisant un tour d'Angleterre en stop, un groupe d'Allemands dont on ne sera jamais ce qu'ils faisaient ici, un français de la quarantaine voulant parfaire son anglais et vivre une seconde jeunesse, une fille super cool qui m'invita à une magnifique promenade avec nos chiens, me faisant découvrir des endroits super sympa.




La recherche d'appartement se trouve vraiment difficile, et ce qui nous mine, en plus de ne rien trouver qui accepte les chiens, c'est que personne ne veuille nous répondre même pour une réponse négative...rien... Notre type de recherche semble aussi réservée aux étudiants, Vincent nous expliquera pourquoi, les études étant payantes ici, les étudiants se voient obligés de faire un prêt et donc ont forcément les moyens de payer leurs loyers. On pense de plus en plus à rester à Ennywevers, en tout cas on n'en bougera pas tant qu'on ne trouvera pas un logement. En discutant avec un couple de résidents, ils nous disent qu'il y a peut être possibilité de se trouver une caravane pour pas cher, ils ont eu la leur pour 250 £, ça fait rêver. Ils vont se renseigner auprès des propriétaires des autres caravanes mais elles me paraissent toutes bien occupées. En demandant à Will pour les bungalows du camping, il nous dit qu'ils sont tous prit tous les week-ends de septembre et qu'ils sont trop chers, sans nous donner le prix... Malgré tout, en une semaine on a gagné en confort, Vanessa et Vincent nous ont prêter leur tipi (4-6 places) après nous avoir invité à bruncher. On y a installé un chouette cocon, où j'y ajoute mon meuble récupéré dans la rue (la récup' c'est dans l'esprit d'Ennywevers ^^). 






Le seul hic c'est que, qui dit plus d'espace, dit plus à chauffer et nos trois corps ne suffisent plus là. Avec le froid qui commence à s'installer (autumn is coming) on se demande si on ne va pas devoir investir dans une tente dans laquelle on peut mettre un chauffage, si jamais on devait passer l'hiver ici... Affaire à suivre...

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