mardi 24 septembre 2019

Live in Bristol chap. 4

Il faut commencer quelque part


Étant donné qu'on risque de mettre du temps à trouver un logement, nous avons décidé de passer à un autre point de la liste pour nous installer à Bristol ; trouver un job. Commençons par le CV, on rit quand Krokmou dit que nous n'avons qu'une ligne à rajouter, et moi de mettre une photo de ma tête dreadlockée, oui sauf que la ligne à rajouter, tout comme les autres, doivent être en anglais maintenant 😄. Les modèles de CV sont les mêmes qu'en France, on a donc juste un travail de traduction à faire et une fois fait, il reste à trouver un endroit où les imprimer. Je pensais aller en bibliothèque, mais on finit par tomber sur une boutique spécialisée dans les impressions, et les prix de dingue, presque 9£ les 20 CV, moi je trouve que ça pique un peu.
Comme d'habitude, aller prospecter pour déposer mes CV me file un trac monstre, surtout que là je dois m'exprimer en anglais ! Et tout ce trac pour rien car mon anglais bien qu'imparfait est assez bien pour me faire comprendre (c'est un bon début) et toutes les personnes qui me reçoivent sont toutes plus gentilles et adorables les unes que les autres avec malheureusement des réponses négatives mais sincèrement désolées.

Krokmou and Honest


Mon Lucky Luke de la recherche d'emploi n'aura déposé que deux CV (dont deux essais proposés) pour trouver ! Grill-chef au Honest burger, qui tient son nom du fait que les patrons avaient été scandalisé, un jour, d'avoir reçu une note de restaurant salée par une multitude d’extras payants qui n'avaient pas été signalés au départ, d'où l'envie d’honnêteté. On ne sait trop pour l'instant si c'est innérant à l'Angleterre ou à Bristol ou simplement à Honest burger mais dans ce restaurant c'est l'être humain avant l'employé, pour eux c'est bien de bien travailler mais il faut vivre à côté, dès le premier jour Krokmou revient avec deux burgers dont un vegan pour moi, le chef nous donne son adresse pour nos démarches administratives et autres courriers... Du jamais vu pour Krokmou qui a quand même pas mal bourlingué côté resto et cerise sur le gâteau, il est enfin dans un restaurant à la hauteur de ses attentes niveau propreté. Ce n'est peut être pas une des cuisines les plus intéressantes mais Krokmou s'y plaît beaucoup grâce aux valeurs qu'ils ont et à l'équipe d'enfer qu'il côtoie.

De l'autre côté du passe, l'Honest est tout aussi chouette. L'endroit est chaleureux et sans prétention, dans une ambiance très cool accompagnée d'une playlist rock, très éclectique, qui réveille la nostalgie en chacun de nous dans la salle, ce qui peut amener à chanter à fond du System Of A Down par exemple. Cette expérience je l'a dois au chef qui invita Krokmou à venir lors de son repos pour profiter d'un dîner offert pour lui et sa copine... J'adore... En arrivant il y a un collègue de Krokmou qui est installé pour manger et nous partagerons donc une table avec Miguel, un portugais en Angleterre depuis 12 ans. Un garçon très sympa qui fera tout pour parler en faisant en sorte que je ne me sente pas lésée, me demandant régulièrement si c'est compréhensible pour moi. Trop chou.
Parlons un peu gustatif quand même. On commence par les boissons, Krokmou s'intéresse à une bière PMA (Pale Modern Ale) qui fera beaucoup rire Miguel quand on lui expliquera la signification de PMA pour nous en France, et nous de nous interroger sur la composition de,la bière de ce fait... Moi je me tourne vers un Karma cola, une boisson cola dont le goût s'approche des coca cola haribo mais qui surtout a été crée par la fondation Karma Cola qui assure que les bénéfices sont bien retournés aux personnes qui récoltent les noix de Kola en Sierra Leone et, sans interférer dans leur indépendance, les soutiennent dans des projets de développement et d'éducation. L'Honest propose aussi en ce moment le Good Karma burger, en collaboration avec la fondation, dont les bénéfices lui seront reversés. Passons au burger, le petit groupe de français à Bristol disent que c'est les meilleurs de la ville, je ne me suis pas étendue sur le sujet étant végan, par contre je peux parler de mon burger, le Plant, lequel contient du « gouda » vegan, une mayo au chiplote, des oignons rouges et un steack de soja bluffant. Au visuel on croirait un steack haché saignant et au goût, peut être parce que ça fait longtemps, j'ai eu un doute et ai demandé à Krokmou s'il était bien sur que c'était le burger vegan 😃. Et tous les burgers sont accompagnés de frites au sel de romarin, un délice ! Je vous recommande d'essayer. 

Allers-retours

 
Aujourd'hui ça fait trois semaines que Krokmou a commencé, il leur a apparemment sauvé la mise puisque ça faisait un moment qu'ils avaient besoin d'un nouveau cuisinier, il est arrivé pile avant leur point de rupture, et a réussi à gérer tout seul son poste au bout de deux jours (bah oui c'est le meilleur mon amoureux ^^), le chef l'appelle même le sauveur 😃.  
Son travail se trouvant à 45 minutes à pieds, Krokmou a investi dans un vélo, et un cadenas de la mort, car apparemment les vols de vélo sont fréquent à Bristol. En effet, celui de mon amoureux nous a été enlevé au bout d'à peine une semaine... Retour aux trajets à pieds... La voiture ce n'est pas envisageable, que ce soit d'un point de vue écologique ou économique, les parkings en ville sont extrêmement chers et les autres endroits où on pourrait se garer requièrent un permit holder dont il faut faire la demande. Seulement, ce permis ne concerne que les places au lieu de résidence et ils sont spécifiques aux zones autorisées, soit restreint à son code postale qui divise la ville en de multiples aires...Il faut prévoir environ 100£ l'année. Et le bus, me demanderiez-vous, et bien il faut compter 2,50 £ par trajet... En conclusion, mon amoureux c'est un courageux ! Surtout que, moins rigolo, la pluie est arrivée...


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